Le 28 mai 2026, le gouvernement du Canada a lancé une consultation publique sur la portée du régime des indications géographiques prévu dans la Loi sur les marques de commerce. La consultation vise à recueillir les points de vue des parties intéressées sur la façon dont le régime canadien des indications géographiques pourrait être renforcé et modernisé, notamment sur l’élargissement possible de la portée du régime au-delà des catégories actuelles de produits protégés.
Les parties intéressées sont invitées à formuler des commentaires sur une série d’enjeux concrets, notamment l’adoption d’indications géographiques par les producteurs (tant étrangers que locaux), les mécanismes pour faire respecter les indications géographiques et le recours éventuel à des marques de certification pour promouvoir les produits protégés par de telles indications.
L’une des principales questions à l’étude consiste à savoir si la protection d’indications géographiques devrait couvrir plus que les vins, les spiritueux, les produits agricoles et les aliments pour s’appliquer à d’autres catégories comme les produits d’artisanat traditionnel et les produits industriels. Un tel élargissement permettrait au Canada de s’aligner sur d’autres juridictions, notamment l’Union européenne, où un nouveau cadre permettant l’enregistrement d’indications géographiques industrielles et artisanales est entré en vigueur le 1er décembre 2025. Parmi les exemples bien connus de produits qui pourraient bénéficier de ce type de protection, on peut citer la « Porcelaine de Limoges », qui est récemment devenue le premier produit artisanal et industriel à bénéficier d’une protection à titre d’indication géographique dans l’UE.
Il s’agit du premier examen approfondi du régime des indications géographiques mené par le gouvernement du Canada depuis 2017, année où la protection avait été étendue au-delà des vins et des spiritueux pour couvrir les produits agricoles et les aliments. Cette consultation est donc un bon signe pour les producteurs et les autorités compétentes qui cherchent à protéger et à faire respecter leurs indications géographiques au Canada.
Olivier Jean-Lévesque et Francesca Roy, qui conseillent régulièrement des clients en matière d’indications géographiques, ont été invités à participer à ce processus de consultation. Ils se réjouissent de pouvoir contribuer à ces échanges et continueront de suivre l’évolution de la situation et de fournir des mises à jour au fil de l’avancement de cet examen.
Plus de détails à venir.
Pour suivre les nouveautés en matière de droit de la propriété intellectuelle au Canada en 2026 et par la suite, veuillez consulter nos publications de Perspectives en PI ainsi que nos mises à jour Rx IP. Abonnez-vous pour les recevoir directement dans votre boîte de réception tout au long de l’année.
Ce qui précède se veut une mise à jour régulière du droit de la propriété intellectuelle et des technologies au Canada. Le contenu est informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique ou professionnel. Pour obtenir de tels conseils, veuillez communiquer directement avec nos bureaux.
Publications et articles
-
Le projet de loi C-36 : une troisième tentative de refonte du droit relatif à la protection de la vie privée au Canada
Le 15 juin 2026, le gouvernement fédéral a déposé le projet de loi C-36 : Loi édictant la Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs, modifiant la Loi sur la protection des r...Lire la suite -
Cour suprême du Canada : les méthodes de traitement médical demeurent non brevetables, mais la validité du brevet de Janssen sur un schéma posologique de palipéridone est confirmée
Aujourd’hui, la Cour suprême du Canada a rendu sa décision dans l’affaire Pharmascience Inc. c. Janssen Inc., 2026 CSC 26, concernant la brevetabilité des méthodes de traitement médical, rejetant l’ap...Lire la suite -
Les nouvelles règles de l’USPTO auront des répercussions sur les innovateurs canadiens qui ne sont pas représentés par un avocat en brevets ou un agent de brevets
À compter du 20 juillet 2026, l’Office des brevets et des marques des États-Unis (l’« USPTO ») exigera que les demandeurs et les titulaires de brevets résidant à l’extérieur des États-Unis soient repr...Lire la suite
